Histoire
du McMichael
L’histoire de la Collection McMichael d’art canadien débute en 1952, lorsque Robert et Signe McMichael font l’acquisition d’un terrain de dix acres dans le village de Kleinburg, en Ontario. L’architecte Leo Venchiarutti conçoit la demeure originale des McMichael en 1954, ainsi que les agrandissements successifs en 1963, 1967, 1969 et 1972.
Sensibles à l’environnement naturel, les McMichael commencent à collectionner des œuvres de Tom Thomson et du Groupe des Sept, des artistes qui puisaient également leur inspiration dans les paysages sauvages. Au début des années 1960, des centaines de personnes visitent déjà la galerie privée du couple, alors en pleine expansion. En 1965, la collection comprend 194 tableaux, certains acquis par les McMichael, d’autres offerts par de généreux donateurs ainsi que par les artistes eux-mêmes.
Devant l’ampleur et l’importance croissantes de leur collection, le couple réalise qu’il est le gardien d’un trésor national. En 1965, les McMichael proposent de faire don de leur collection — ainsi que de leur maison et de leurs terres — à la province de l’Ontario. Huit mois plus tard, le 8 juillet 1966, la « McMichael Conservation Collection of Art » ouvre officiellement ses portes.
A.Y. Jackson a habité chez les McMichael durant les dernières années de sa vie et — comme en témoigne la photo en haut à gauche — y tenait souvent salon devant un public attentif. Sur la photo du bas, une équipe s’affaire à déplacer le banc taillé dans un seul tronc d’arbre, don du B.C. Forest Council sculpté par Douglas Cranmer, désormais exposé de façon permanente dans la salle 8.
Robert McMichael, One Man’s Obsession (Prentice-Hall Canada Inc., 1986), p.148« … nous envisagions consciemment une galerie appartenant au public, et nous planifiions et collectionnions activement en ce sens, convaincus qu’un jour, [elle] s’épanouirait en un sanctuaire typiquement canadien accessible à tous. Notre enthousiasme était contagieux et a persuadé plusieurs de ceux qui partageaient notre vision de nous confier leurs tableaux. Ce fut une démonstration de confiance extraordinaire qui a transformé nos plans, passant d’un désir personnel de concrétiser nos idées à une obligation morale profonde. »